Samedi matin, réveil 8 heures. Je monte le volet roulant. Ouf, il fait beau. Il y a une semaine, je ne voyais pas à 300m... Je consulte la météo de Toussus, Chavenay n'émettant pas de METAR. Et là, un gros doute m'envahit.

LFPN 230600Z 07002KT 1000 R25/0700VP2000D MIFG NSC 13/13 BECMG 5000 Ça ne veut peut-être rien dire pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup... lalala... En gros, on n'y voit pas grand-chose. Visi 1000 m et variable entre 700 et 2000m sur la piste ; brouillard léger avec promesse d'amélioration. J'ai l'impression que le scénario de la semaine passée va se rejouer. Allez zou, j'y vais. Et bien m'en a pris.

L'avion est là, dans l'herbe mouillée du matin. On pousse l'avion à la main pour éviter l'avion qui vient de faire une arrivée à l'américaine, droit sur le hangar, devant nous. Je prépare l'avion, fais les checks et au moment où je dis, on y va ?, je m'aperçois que je n'ai même pas écouté l'ATIS pour savoir d'où on va décoller... Bon, je répare ça. Allez, on y va ! Euh... faudrait peut-être causer dans le micro. Bon, je répare ça. OK, on y va ! Je roule un peu vite. Je teste les freins, check-list touvabiendécollage terminée.

Le vol se déroule bien. Par endroit, on vole au-dessus de la brume accrochée au sol qui ne se dissipera qu'avec le soleil dans une heure. On pourrait presque croire à une mer de nuages, tout au moins un lac, une mare ? Mon instructeur et moi nous extasions devant le paysage. Aujourd'hui au programme, virages en montée et en descente. D'abord 10°, puis 20°, puis 30°. Démonstration du jour, quand on tourne en montée, on grimpe moins vite puis plus du tout. La séance de virolos s'achève au-dessus du Château de Thoiry. Encore un repère qu'il faut que j'apprenne, vu de là-haut, pas facile...

C'est l'heure de rentrer. L'incinérateur fume pour la satisfaction de tous les pilotes du coin. J'envoie un re-bonjour au contrôleur et le deuxième message est quelque-chose du genre : à 3 minutes de l'incinérateur, Sierra Victor ! comme on dirait à un pote par SMS pour lui dire je suis en bas, je monte... Bon le contrôleur est sympa, mais faudra penser à faire mieux. Je m'intègre dans le circuit derrière un élève en solo et je suis un peu perturbé. Je commence mon message radio et l'interromps ne sachant plus quoi dire et dans quel ordre.

Débrief, il paraît que c'était un bon vol. Je ne sais pas si j'avais hâte de voler mais j'ai eu l'impression d'être un cow-boy aux commandes. La prochaine fois, tours de piste en campagne pour préparer les vrais bientôt.